Histoire du Divorce
Procédure légale, le divorce permet de mettre un point final à l’engagement marital. L’histoire du divorce est ancienne en France et fut le terrain de débats passionnés.
C'est dans le tumulte de la Révolution française, en 1792, dans la foulée des lois qui furent promulguées que le divorce a pour la première fois été officiellement autorisé. Il ne s'agissait plus seulement du « divorce pour faute », qui pouvait seulement quelques fois être accordé en cas de manquements graves au sacrement du mariage, ressemblant plus à une répudiation. Le divorce comme il est autorisé en 1792 a l'avantage de pouvoir être prononcé par consentement mutuel, pour "incompatibilité d'humeur ou de caractère".
Depuis 1804, la loi audacieuse de 1792 sur le divorce est petit à petit devenue caduque. Les procédures permettant l'obtention d'un divorce par consentement mutuel étaient tellement complexes qu'elles en amoindrissaient trop sa mise en application. Le divorce pour faute reste cependant valide. Cette exception en 1816, sera elle aussi suspendue : le divorce sortira alors du domaine de la légalité.
Après avoir attendu l'année 1884, le divorce sera de nouveau réhabilité, après plusieurs tentatives infructueuses. Le divorce pour faute sera alors le seul à être reconnu. En 1975, Valery Giscard d'Estaing réintroduit la notion de divorce par consentement mutuel en ajoutant la possibilité du divorce pour rupture de la vie commune. Depuis 2004, le divorce a bien été facilité se divisant en 4 catégories : le divorce pour faute (de plus en plus rare), le divorce par altération définitive du lien conjugal, le divorce par acceptation du principe de la rupture, et enfin, le divorce par consentement mutuel.